Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

Pour ceux d'ici et d'ailleurs, nous vous souhaitons la bienvenue sur le site internet de la paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie. Elle est l'une des 20 paroisses du diocèse de Saint-Flour (département du Cantal). Elle est située dans le sud ouest du Cantal aux portes du Lot et de l'Aveyron dans une région appelée "La Châtaigneraie" non loin des grands centres spirituels que sont Conques et Rocamadour.

Amitié, amour et fraternité - Editorial de Juin

La liturgie des dimanches nous donne de redécouvrir les Actes des Apôtres. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la fraternité des Apôtres n’est pas toujours paisible ! Il y a du champ entre la description idéale du groupe des premiers chrétiens "Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun..." et les invectives échangées plus tard, "Lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem, ceux qui étaient juifs d’origine le prirent à partie, en disant : “Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux !”

On connaît la tendance du Livre des Actes à estomper les conflits pour montrer plutôt les progrès de la construction de la première Église, mais on peut trouver dans les lettres de saint Paul des traces plus explicites de désaccords profonds entre les Apôtres. Par exemple, dans la Lettre aux Galates, l’Apôtre des Nations rapporte comment "quand Pierre est venu à Antioche, il s’est opposé à lui ouvertement, parce qu’il était dans son tort".

"ÊTRE FRÈRE, C’EST N’ÊTRE JAMAIS QUITTE"

Ce qu’il faut retenir de ces conflits, de ces séparations et de ces invectives, c’est que la fraternité des Apôtres a été la plus forte. Et cela doit nous inspirer aujourd’hui encore. Dans nos paroisses et dans nos mouvements, nous sommes souvent excessivement inquiets des désaccords que nous avons avec nos frères. Évidemment, nous devons nous chercher des noises pour construire l’Église, mais accueillons cet enseignement des premiers chrétiens.

La tranquillité et l’apparente concorde ne sont pas la fraternité. D’ailleurs, c’est un religieux dominicain – un spécialiste de la vie fraternelle – qui le dit : "Être frère, “selon la chair” ou “selon le Seigneur”, ce n’est pas toujours s’aimer. Être frère, c’est n’en avoir jamais fini avec son frère ; être frère, c’est n’être jamais quitte" (Adrien Candiard, À Philémon, p. 115). Entendons-nous bien sur le sens du mot aimer dans cette phrase. On pourrait dire qu’être frère, c’est aimer même quand on n’aime pas. C’est toujours refuser de ne pas aimer.

NE PAS CRAINDRE L’EXPRESSION DES DÉSACCORDS

Dans notre diocèse, sans doute comme dans bien d’autres diocèses, la phase préparatoire du synode romain sur la synodalité a été l’occasion pour nombre de personnes d’exprimer des souffrances, des désaccords, voire des critiques sévères. Nous ne devons pas trop en avoir peur. Certes, s’il y a des défauts à corriger et des fautes à reconnaître, il faut le faire. C’est là qu’intervient le pardon, pour que la discorde ne devienne pas division. Si l’Église a pu se construire, c’est parce que, avec la grâce de Dieu, les Apôtres ont su se pardonner quand ça n’allait pas entre eux. "Nul n’est de trop dans l’Église", disait souvent Benoît XVI. À nous de construire l’Église aujourd’hui !

En mai plusieurs de nos enfants catéchisés ont reçu les sacrements de l’initiation chrétienne. Les sacrements sont une chose extraordinaire. L’idée qu’on puisse à tout moment être mis en contact avec les évènements de la vie du Christ est une réalité absolument saisissante. 

En regardant Jésus surmonter les tentations, nous serions encouragés à faire de même en Le voyant aller au supplice avec bravoure, nous serions édifiés par son abnégation.

La vie du Christ, sa passion et sa Résurrection sont porteuses d’un fruit de grâce efficace pour nous. Elles agissent en nous, elles nous touchent, elles nous transforment par la foi, par la charité et les sacrements de la foi. Il fallait bien un contact entre la réalité vécue par le Christ et les hommes de tous les temps et de tous les lieux. Ce contact s’opère par la foi et les sacrements de la foi qui viennent toucher notre âme. Ainsi les sacrements sont comme un toucher de l’amour éternel de Dieu qui vient les guérir et leur donne une nouvelle vie.

Les sacrements sont une invention fabuleuse. Nous entendons le Ressuscité par les paroles du prêtre "Tes péchés sont pardonnés". A chaque eucharistie, à chaque confession, nous recueillons son sang précieux sur nos  blessures honteuses, sur nos grandes peines, nous recevons entre nos bras ce Corps saint et vivifiant. Celui qui a préféré notre vie à la sienne.

Dominique MULTEAU
Directrice de publication
du journal paroissial "CHEZ NOUS - MESSAGES"
Responsable paroissiale de la pastorale des jeunes

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