Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

Pour ceux d'ici et d'ailleurs, nous vous souhaitons la bienvenue sur le site internet de la paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie. Elle est l'une des 20 paroisses du diocèse de Saint-Flour (département du Cantal). Elle est située dans le sud ouest du Cantal aux portes du Lot et de l'Aveyron dans une région appelée "La Châtaigneraie" non loin des grands centres spirituels que sont Conques et Rocamadour.

L'Eglise est-elle de droite ou de gauche ?

A l'approche des élections présidentielles, on s'interroge souvent sur le vote des catholiques. Alors l'Eglise est-elle de droite ou de gauche ? Question anachronique, certes, mais nous aimons coller des étiquettes, pour avoir une vision simple du monde. En même temps, il serait un peu facile de botter en touche : "ni à droite, ni à gauche !".

Mais au fond, qu'est-ce qu'être à droite ou être à gauche ? On dit parfois que la droite est conservatrice, et la gauche progressiste, ou que la droite est libérale parce qu'elle se soucie plutôt de la liberté, et la gauche sociale car elle se soucie surtout d'égalité.

En fait l'Eglise est totalement à droite et totalement à gauche, elle est comme la gardienne des valeurs de la droite et de la gauche et elle les raccroche à leur source qui est la conscience que nous avons que, créé à l'image de Dieu, l'homme est sujet d'une dignité spécifique. C'est là la lumière dont nous avons besoin pour conserver ou dépasser ce qui doit l'être, et pour articuler liberté et égalité.

Au-dessus des clivages de partis, l'Eglise catholique ne donne pas de consigne de vote, mais invite les croyants à faire leur choix à partir de quelques repères éthiques et politique. Aucun parti, par définition, n'est "catholique" c'est-à-dire "universel". Plus qu'une exigence évangélique de laïcité (rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César), c'est aussi la conscience que le vote relève de l'opinion et non de la foi, ce qui ne l'empêche pas d'alerter les fidèles sur ce qui, dans tel ou tel programme, est clairement incompatible avec la foi catholique.

Comment voter en conscience si l'on n'est pas convaincu par l'un ou par l'autre ?

Même si l'Eglise ne donne pas de consignes, le chrétien doit lui-même juger de ce que défend un parti, quelle est sa position sur un certain nombre de points fondamentaux. Il faut donc commencer par se former à propos de ce que l’on appelle la Doctrine sociale de l’Eglise. Car la conscience ne suffit pas, il faut encore la former notamment sur : la question de la dignité de la personne, depuis le commencement de sa vie jusqu’à sa mort naturelle ; la question des droits de la personne humaine ; la conception du bien commun. Il faut s’interroger aussi sur la question des richesses et de la propriété, gouvernée pour l’Eglise par le principe de la destination universelle des biens. On ne peut oublier aussi les principes de subsidiarité, de solidarité et de participation ; les valeurs de vérité, de liberté et de justice telles que l’Eglise les transmet ; enfin , la dignité du travail, le sens de l’autorité comme service… Une fois formée, la conscience peut nous éclairer, en sachant que donner sa voix n’empêche pas de chercher à se faire entendre par d’autres moyens.

Car au-delà des idées et des actes politiques qui fondent notre histoire institutionnelle, il est fondamental de porter un regard à la fois lucide et humaniste sur notre société avant de s’engager idéologiquement.

Pour nous aider, le Conseil permanent des Évêques de France a publié un document de réflexion "L'espérance ne déçoit pas". Les évêques proposent aux citoyens, aux catholiques et à ceux qui voudront bien le lire, quelques repères de discernement sur la vie sociale et politique. Ils offrent des pistes de réflexion pour permettre à chacun, croyant ou non, de s’interroger sur l’avenir commun de notre pays.

L'objectif est d'interpeller les élus, les candidats mais aussi les électeurs. "Il ne s'agit pas de cléricaliser, de confessionnaliser" le débat électoral, mais "de l'enrichir, d'éclairer le discernement, pour le bien commun", précise Monseigneur Matthieu Rougé, évêque de Nanterre et membre du conseil permanent de la Conférence des évêques de France.

Le texte comporte sept chapitres qui définissent autant de points d'attention : "choisir de vivre ensemble en paix", "le respect inconditionnel de toute vie humaine", "promouvoir la liberté, l'égalité et la fraternité", "les religions : une chance pour notre société en quête de sens", "pour une écologie authentiquement intégrale", "la France n'est pas une île" et "transmettre". Chacun se termine par des pistes d'échange, formulées sous forme de questions.

Une neuvaine de prière pour la France

Depuis quelques jours, la Communauté de l'Emmanuel invite à prier pour la France pendant neuf semaines, jusqu’au 10 avril. Neuf semaines, neuf thèmes, neuf occasions pour les chrétiens de s’engager, d’ici les élections présidentielle et législatives. Il suffit de s’inscrire : https://www.prierpourlafrance.fr/

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